Le jour de mon retour

Le film, le jour de mon retour retrace l’aventure dramatique de Donald Crowhurst, lors de la première course solitaire autour du monde à la voile sans escale et par les trois caps, le Golden Globe Challenge en 1968-69. Donald Crowhurst, simple amateur sans grande expérience, décide d’y participer.

Affiche du film Le Jour de mon retour
Le Jour de mon retour

Ayant hypothéqué sa maison et sa société, il se retrouve obligé de partir pour honorer son contrat, alors que son voilier, un trimaran, n’est pas prêt. Très vite il est malmené par les éléments et s’aperçoit qu’il n’a pas les compétences pour mener à bien cette course. Pressé de donner sa position, au bout de quelques jours de course il triche, s’invente une route imaginaire tout en restant en atlantique. Il attend que les autres reviennent de leur circumnavigation pour se glisser à leur suite lors de la remontée de l’océan atlantique. Mais à la suite de casse ou d’abandon des autres participants il se retrouve en “tête de la course”  et à partir de là, la presse s’intéresse à lui et il ne peut plus reculer, obliger de mentir au point de devenir fou.
Son voilier, le Teignmouth Electron, du nom de sa société sera retrouvé vide en atlantique le 10 juillet 1969. le livre de bord et ses notes, témoignant de sa fraude, bien en évidence sur la table à cartes.

Cette histoire fût aussi retracée dans un livre : L’étrange voyage de Donald Crowhurst par deux journalistes de la BBC Hall et Tomalin.

Cette course fut l’ancêtre du Vendée Globe, initiée par Sir Francis Chichester et le Sunday Times. La course consistait à partir d’un port britannique entre le 1er juin et le 31 octobre 1968. Deux prix étaient en jeu, un pour celui qui arrivait en premier, et l’autre pour celui qui irait le plus vite. Robin Knox-Johnston sur Suhaili remporta la victoire au bout de 313 jours. Mais c’est certainement (enfin pour moi) Bernard Moitessier qui en tirera le plus de notoriété, bien qu’il abandonnera la course peu après avoir franchi le Cap Horn, pour repartir sur Tahiti, alors qu’il était pratiquement sûr de gagner le prix du plus rapide sur son voilier Joshua.

50 ans après, l’histoire recommence et épreuves vont célébrer cette course mythique, la longue route 2018, nom en référence au livre de Bernard Moitessier “la longue route” et la Golden Globe race 2018 . Je reviendrai plus longuement sur ces deux courses très prochainement.